PROLOGUE
Tu sais ce que s'est toi l'amour? Moi personnellement, dès que je crois savoir ce que c’est, dès que je pense maîtriser un tout petit peu les choses… PAFF je me prends une contre-attaque en pleine tronche. Désolé si mon côté fan de foot reviens parfois dans mes expressions.
Bref, l’amour personne le connaît. Il change, il se planque, il est insaisissable et c’est pour ça que quand on le trouve on est heureux. Par contre quand on le cherche…Pire quand on le perd….
Pour voir l’amour, je crois souvent en les signes. Dans les petites choses dont tout le monde se fout. Un regard lointain, un choix de mot plutôt qu’un autre, un haussement de sourcil un brin accentué mêlé à un front malicieux, à un sourire de cinéma…je pourrai faire une sacré liste…tout ses signes…Je suis souvent considéré comme un naïf, un idéaliste, un petit romantique à la con. Quelqu'un qui extrapole tout ce qui voit. J’extrapole, moi?? Peut-être parfois. En même temps si j’extrapolais pas j’aurai effectivement connu un paquet de filles et les histoires d’amour qui vont avec. Mais bon c’est comme ça, je suis comme ça, je me fie moins à ce qu’on me dit, et plus à ce que je vois, à ce que je ressens.
Je suis même allé à me fier à ce que j’entendais à travers un mur, c’est dire ! Pour atténuer un peu mon mérite (ou ma complète stupidité) le mur en question devait faire moins de 10 cm d’épaisseur… (Après avoir regardé ce que représente 10 cm sur ma règle je confirme !)
De toute façon, en y repensant, tout était réuni pour qu’il se passe quelque chose de spécial. Il y avait tout pour que je fasse tomber ce mur.
Cela faisait des mois qu'elle n'était plus là. Des mois qu'à l'intérieur j'étais vide, sec , aveugle à tous les signes que j'adorais - je me répète - percevoir depuis toujours. Je ne voyais plus rien: même les choses qu'on me montrait. L'amour était devenu un monde inconnu sans pour autant que j'ai le désir d'aller l'explorer. Je devenais cynique. Moi cynique! Impossible.
A près de 22 ans, ma vie avait changé du tout au tout. Se retrouver tout seul après avoir été près de trois ans avec quelqu’un, quel changement ! Bien joué Julien, là t’as bien réussi ton coup !
Et pis il y avait toutes ces choses qu’on accumule quand on est deux. Toutes ces choses qui te rappellent celui que tu as été et celui que tu ne seras plus jamais: les cadres avec nos tronches dessus, les lettres, les films fétiches, les cadeaux fabriqués pour les « grands événements », de la vaisselle, et même de la bouffe. Bah oui dans un frigo, tu crois pas comme ça mais y’a des trucs plus pour l’un que pour l’autre. Moi je me suis retrouvé, par exemple, avec le gruyère (elle, le parmesan), le lait, la confiture à la framboise (elle détestait la framboise),…C’est con mais quand tu en viens à partager le frigo en deux, tu sais que tu atteins la suprême nullité de la vie. On s'était promis de se rendre tout ce qui pouvait nous faire penser à l'autre. C'était réussi! Elle est même allée jusqu’à me rendre une gomme et un stylo rouge.
J’ai eu donc l’impression d’avoir changé radicalement de monde. Pour la première fois de ma vie, j’étais véritablement seul. Ça me dérangeait pas plus que ça. Pour faire un peu de provoc' c’est même un peu ce que je voulais. J’aspirais à la solitude, à celle qui te fait sentir libre, à celle qui me permettait de pouvoir me faire des pattes à 4 heures de l’après-midi. Je me sentais vivre, je me sentais léger, c’est vrai. Tout ça c'était au début. Avant que la vraie vie me rattrape.
Bref, pourquoi je raconte tout ça déjà ? Ah ça y est je reprends le fil. Le mur.
Celui là, je l'ai fais tomber en une journée. Une journée et une nuit. Rien que ça. Parfois quelques heures suffisent pour nous faire grandir. Peut-être que des dizaines de pages seront suffisantes pour vous les raconter.
La suite, c'est ICI

C'est marrant, je suis tombé sur ce blog par hasard, et ça me fait trop penser à l'histoire qu'a vécu un de mes meilleurs potes; les deux histoires sont même quasi-similaires!
RépondreSupprimerEn tous cas, même si on sait qu'on risque de fondre en larmes à la fin de l'histoire, on a envie d'en lire la suite!!!
Vraiment,du grand art;
RépondreSupprimernon sérieusement.
C'est simple,pas pédant du tout et finalement très efficace.Cet humour tinté d'amertume,j'adore
j'attends de voir la suite et je fais passer le lien à me potes.
Condé 241
J'adore, on a envie de le lire encore et encore.
RépondreSupprimerMais ayant eu la chance de te l'entendre lire forcement ici il me manque ta voix qui donne tout son sens à tes, les, ces, nos mots! va savoir :)
Grande admiratrice!
Il y a des expériences qui vous font grandir certes. Mais surtout elles vous ouvrent les portes d'un monde artistique méconnu jusqu'alors. La vérité est que seule la tristesse, la mélancolie, le spleen, vous donne cet état : vous comprenez et ressentez comme pour la première fois vos textes préférés, vous vous sentez en communion avec des chansons, des livres, des films ... Et parfois cela va encore plus loin comme pour toi cher jeune auteur à qui cela donne une belle créativité. Offre nous vite a suite !
RépondreSupprimerwawwww...tellement beau, tellement réaliste...
RépondreSupprimerc'est vrmt dur de croire en l'amour après ce genre d'histoire...
pourtant...
pourtant on y crois encore, on crois encore que notre prince (pour toi princesse ^^) viendra...
oui, on est peut-être un peut trop idéaliste tous les deux...^^
mais sa fait du bien d'y croire...
un vrai ptit poète ^^
RépondreSupprimerbon oui c'est moi Magali... les deux commentaires précédents :p
RépondreSupprimerau fait...
je le savais déjà que tu était un ptit poète, et surtout un grand romantique ^^ XD
A la lecture de ce premier jet, jai manqué m'étouffer...Wahoo, je me suis retrouvée propulsée 10 mois en arrière, un an pratiquement..Cela faisait une éternité que je n'avais pas ressenti cette petite chose au fond du ventre qui t'empêche d'avancer. Une sensation qui vient tout juste de me faire sortir la tête et même tout le corps de ce nouveau monde, de cette nouvelle personnalité qui se sont façonnés ces derniers mois tout autour de moi. Tes mots ne font que confirmer ce que le temps m'a divulgué : un tel monde, celui de l'amour, n'est pas viable. Et quoi de plus beau que d'apprendre à se découvrir seule?!! J'ai mis du tps mais je comprends enfin ce que signifie vivre pour soi...
RépondreSupprimerUn véritable talent pour mettre en mot des choses qui sont souvent difficilement exprimables.
RépondreSupprimerEn fait,ce que j'aime bien dans tes écrits,comme dans les livres de Fargue(moi aussi je suis fan hi hi)c'est le caractère universel de vos histoires qui j'en suis sur sont personnelles.J'habite à l'opposé de toi,Perpignan,la vie n'est pas du tout pareil et pourtant je me suis totalement retrouvé dans ton histoire (et Fargue habite à Madagascar alors t'imagine!!)tu nous parle de toi mais nous,lmes lecteurs ont s'y voient(enfin je crois,je parle au nom des autres alors...)enfin bref,saches que ton histoire est la notre aussi.J'attends la suite avec impatience même si au fond de moi,je la connais,la fin est en chacun de nous.
RépondreSupprimerCondé 241
Un petit message pour vous remercier pour les commentaires que vous avez écrit depuis une dizaine de jours maintenant. Sincèrement MERCI. Et je ne le fais pas juste parce qu'ils sont élogieux, je le fais car vous avez pris la peine de donner votre avis sur le texte.
RépondreSupprimerJ'ai eu des commentaires critiquant non pas le texte en lui-même mais ma personne. On m'a taxé d'impudeur, d'indécence, et de pathétisme: moi et non pas le texte. Et ce, alors même que mon choix de l'anonymat était fait justement pour éviter de lier ce texte à moi, et pour ne pas qu'ainsi on me reproche ce que certains me reprochent aujourd'hui. Voilà pourquoi je ne les ai pas publié.
Ainsi je suis plus qu'ouvert aux critiques, tant qu'elles visent le texte.
D'ailleurs, venez découvrir la suite de l'histoire dès demain…
Encore merci à tous.
A très vite!
J.Anon